Le nombre d’heures que je consacre au dessin par jour est très variable. Il y a des périodes où je travaille pendant des heures, et d’autres où ce n’est que 15 minutes. L’avantage de ma méthode de travail est que je n’ai pas besoin d’être hyperfocalisé, mais que je peux simplement passer 15 minutes entre deux projets. Cependant, je dois utiliser mes stylos rOtringtous les jours pour les maintenir en vie.
Le temps que je consacre à la création d’une œuvre d’art varie considérablement en fonction du type de travail. Un dessin comportant de nombreuses zones sombres, composées de points, demande beaucoup plus de temps qu’un dessin plus clair avec des motifs détaillés. Il m’arrive de consacrer jusqu’à 80 heures à la réalisation d’une œuvre, en fonction de sa complexité et de la technique utilisée.
Pour créer une grande zone sombre avec des points, j’utilise la « méthode du damier ». Je dessine d’abord une grille de lignes sur le papier, en espaçant les lignes de 1 cm. Ensuite, je remplis les carrés alternativement avec des points noirs. Lorsque le damier est entièrement rempli, je remplis les carrés blancs restants avec des points noirs. Cette technique donne à la surface remplie de noir un aspect vivant et dynamique. L’accumulation progressive des carrés crée une variation dans la densité des pointillés, ce qui donne à la surface plus de profondeur et de texture.
Pour réaliser des cercles parfaitement ronds, j’utilise des gabarits de cercles et un compas. Lors de la phase d’esquisse, je dessine le contour des cercles au crayon, après quoi je peux les dessiner parfaitement lors de la phase d’élaboration à l’aide du stylo rOtring. L’utilisation de ces outils garantit la précision et l’uniformité des cercles, ce qui est essentiel pour la précision de mon travail.
J’ai participé à des marchés d’art dans le passé, mais après quelques expériences avec la pluie et le vent (qui sont désastreux pour mon travail), j’ai décidé de ne plus rester à l’extérieur avec mon travail. En outre, je pense que mon public cible, qui s’intéresse vraiment à mon travail, n’achète pas impulsivement une œuvre d’art sur un marché. C’est pourquoi je me concentre désormais sur les expositions dans les galeries et les routes de l’art, où je peux présenter mon travail dans un cadre plus professionnel et plus calme.
Au préalable, je ne fais pas de croquis détaillés de mon travail. Ce que je fais, c’est mettre les lignes brutes sur le papier avec un crayon, après quoi je dessine l’œuvre. Ma façon de travailler est plus intuitive (s’applique aux œuvres abstraites), en faisant progressivement des choix sur la composition et les détails de l’œuvre.
Lorsque j’ajoute de la couleur à une œuvre, je procède d’abord ainsi. J’utilise des marqueurs ou de l’écoline pour ajouter des zones de couleur et des accents. Ce n’est qu’ensuite que je dessine les détails et les lignes avec le stylo rOtring. Il est important d’appliquer le dessin au stylo après la couleur, sinon l’encre du stylo rOtring se dissoudrait dans la couleur et gâcherait l’œuvre.
Les points blancs sur mes dessins sont créés par le contraste entre les points noirs que je place et le papier blanc brut. En fait, les points blancs ne sont pas des éléments ajoutés, mais le résultat de la technique que j’utilise : en plaçant des milliers de points noirs, l’illusion des points blancs est créée. Le papier blanc lui-même agit comme un espace négatif dans mon travail, créant l’effet visuel des points blancs.
Mon inspiration vient principalement de la vie quotidienne et de mes expériences personnelles. Je trouve que mon état d’esprit et ma mentalité influencent le type d’œuvre que je crée. Parfois, l’inspiration vient de choses simples qui m’entourent, et d’autres fois de pensées ou de sentiments plus profonds que j’éprouve à ce moment-là. Il s’agit d’un processus dynamique dans lequel mon monde intérieur se traduit sur le papier.
Je choisis délibérément de dessiner avec des stylos rOtring parce qu’ils produisent un noir profond et plein, donnant l’illusion que l’encre est sur le papier. Ce que j’apprécie chez rOtring, c’est que ce noir plein, même au fil du temps, reste le même et ne s’estompe pas. J’ai également essayé de travailler avec des marqueurs fins, mais ils donnent un aspect gris parce que l’encre s’écoule davantage. La précision et la constance que j’obtiens avec les stylos rOtring sont essentielles à mon travail.
J’expose principalement en Drenthe parce que mon réseau s’y trouve. Il est donc plus facile d’établir des contacts et d’entamer des collaborations. En même temps, je suis consciente que mon public cible peut être plus éloigné, y compris en dehors des Pays-Bas. Mon rêve est d’exposer au niveau international, alors si quelqu’un connaît une opportunité intéressante, je serais ravie d’en entendre parler !
La valeur de mes œuvres d’art ne provient pas seulement des heures que j’y consacre (parfois jusqu’à 80 heures par œuvre), mais aussi des années d’étude, d’expérience et d’essais et erreurs que j’ai vécues pour parvenir à ce niveau d’artisanat. Avant de commencer à réaliser des œuvres d’art comme celle-ci, j’ai passé des années à développer ma technique et mon style. Cette période d’apprentissage, d’expérimentation et de perfectionnement rend chaque œuvre unique et précieuse. C’est la combinaison de l’étude, de l’expérience et des nombreuses heures que je consacre à chaque pièce qui justifie le prix de mon art.
Mes dessins abstraits, comme »DRAWN » par exemple, ne sont pas des représentations directes de la réalité. Ils sont ouverts à l’interprétation et chaque spectateur peut leur donner sa propre signification, en fonction de ses associations et expériences personnelles. L’objectif de mon travail est de faire appel à l’imagination du spectateur, où le sens naît de l’interaction entre l’œuvre d’art et l’expérience personnelle du spectateur.
Dès mon enfance, j’ai été fortement influencé par les caricaturistes, en particulier André Franquin. Dans son livre Idées Noires, il utilise des lignes noires brillantes et le blanc du papier pour raconter des histoires puissantes. Son utilisation du contraste et de la précision m’a toujours inspiré. Je suis également influencé par Maurits Cornelis Escher, bien qu’il utilise des techniques cmplètement différentes des miennes.
Non, je dessine sans loupe. En revanche, j’utilise des lunettes de dessin, qui sont des lunettes de lecture ordinaires avec une prescription personnalisée, spécialement mesurée par Iris Optiek à la distance de dessin idéale (qui est un peu plus proche que la distance de lecture normale).
